Partager l'article ! La coupable, Fin: Après plus de vingt ans de mariage et de vie commune, il ne restait plus rien avec celui qui fut le premier homme qu ...
Ces Mots qui me Touchent
Après plus de
vingt ans de mariage et de vie commune, il ne restait plus rien avec celui qui fut le premier homme que j’ai connu et était encore le dernier que j’avais aimé.
Oui, c’était bel et bien terminé.
Je ne méprisai plus Mariam ma voisine de quartier, au contraire je l’admirais désormais. Si seulement je pouvais avoir sa force de supporter l’insupportable, de cesser de me battre et de me dire que c’est ainsi ; cette fatalité qui fait tout l’honneur des honnêtes épouses.
Mourir ? Oui, je l’ai pensé mes enfants. Pardonnez-moi mais ma douleur était trop grande. J’ai pensé me suicider pour votre père. « Un homme ?! L’ultime malédiction pour une femme !», aurait dit mère. Lâche ! Allaient ajouter les autres. Mais pour moi il n’était pas n’importe quel homme, c’était aussi l’amour de ma vie.
Oh mes chéris, ne pensez pas que vous ne comptiez pas, si, mais seulement lui comptait plus.
Pourquoi n’ai-je pas avalé ces comprimés de barbiturique que j’avais acheté en douce à la pharmacie ? Personne ne se saurait rendu compte de rien et on ne fait pas d’autopsie sur nos morts, et je n’avais pas un profil suicidaire. J’étais une bonne musulmane. Je faisais mes cinq prières régulièrement et j’avais enfin accepté ma situation d’épouse délaissée, du moins, je faisais semblant. Non, personne n’allait se douter de rien.
Je déguisais ma peine sous un sourire plat, collé perpétuellement à mes lèvres. Tous les jours comme une automate, je faisais les mêmes gestes quotidiens, en pleurant un peu, quand j’étais sûre de n’être vue par personne, mais toujours avec le même sourire niais. Je pleurais en souriant.
Il fallait donner l’illusion du bonheur, ne serait-ce que par respect pour la quiétude des braves gens. Mais j’adoptai cette politique assez maladroitement. Passant mes journées à sourire bêtement et mes nuits à pleurer, ma mine devint des plus hagardes, et mère eut peur que je ne devienne folle. Mais, personne n’allait penser au suicide.
En me trouvant inerte dans mon lit, on aurait dit que j’étais morte dans mon sommeil ou de chagrin peut-être. Cela arrive parfois.
Mais je suis la fille à ma mère, croyante et aussi un peu peureuse. Je craingnais l’enfer et cela me découragea dans mon entreprise. Les prières m’ont sans doute aidée aussi.
***
Comme j’étais incapable de partir et qu’en refusant une coépouse mon mari me délaissera à jamais, je rendis les armes. J’avais perdu. Je décidai de faire comme les autres, c'est-à-dire laisser le destin faire ce qu’il avait à faire.
J’attendis avec sérénité le jour où mon cœur fatigué cessera enfin de battre. La félicité dans l’autre monde mérite bien cette petite patience, n’est-ce pas ?
Ce fatalisme me soulagea, car désormais je ne faisais plus semblant…Mais elle m’abroutit comme jamais je ne l’avais été.
***
Je me laissai mourir, toujours ferme sur ma décision cependant : pas de coépouse.
Et si Momo ne parlait pas divorce, c’est parce qu’il ne voulait pas que j’aille avec la moitié de nos biens. Ces gains que j’ai aidé à acquérir, même si je ne faisais que la mère, la ménagère et la pute, il était hors de question pour lui de les partager avec moi.
Et il savait ma faiblesse : j’étais dépendante de lui, moralement et matériellement.
La seule solution était que je cède. Il attendait. Pourtant, rien ne me faisait plus peur que la polygamie. Je ne me sentais pas capable de la supporter et l’idée même me paraissait totalement aberrante.
Je me disais que pour avoir un foyer heureux on n’avait pas besoin d’être trois ou cinq pour le gérer. Et que la seule justification de cette pratique réside dans l’égoïsme de nos hommes qui se donnent seuls le droit d’être sensibles aux aventures ; comme le disait une amie, toujours attirés par de nouvelles terres à défricher. Mais qui n’a pas besoin de nouvel espace ?
Si mère nous avait éduquées en étant de futures parfaites épouses, elle avait oublié de tuer en moi ce rêve, ce sentimentalisme naïf qui fait tout le charme des héroïnes de Barbara Cartland et qui me fit longtemps croire en l’amour et en sa vertu ; croire qu’une relation peut être fidèle et durable quand on y met le cœur et la volonté.
Mère ne nous avait pas prévenues que l’homme se lasse vite. Qu’il arrivera un jour dans nos vies d’épouses où on devrait s’effacer pour une autre, la nouvelle, la favorite ; où nous devrions essayer d’accepter, pendant ces longues nuits sans sommeil, que notre mari soit à ses côtés. Accepter, non sans imaginer avec résignation, les nuits qu’ils partageront ensemble, leurs étreintes passionnées, leurs sanglots étouffés d’extases.
Elle ne nous avait pas dit mère, que cela pouvait se passer à une chambre de la nôtre.
Non, avec mère on ne parlait jamais d’amour, ni d’homme, ni de sexe ; on ne parlait pas non plus de l’art de séduire, celle que maitrisent tant des femmes wolofs. Avec mère, si on parlait de mariage on ne parlait que de soumission et de dignité. Elle nous disait de tout supporter pour la baraka de nos futurs enfants.
Mais, je n’étais pas prête à supporter en plus de sa présence, toutes ces rivalités, ces jalousies, ces mesquineries entre coépouses qui ne finissent jamais, qui durent toute une vie jusqu’à ce que la plus douée, la plus rusée l’emporte.
Je l’avoue, je n’ai jamais été un bon stratège. Non mère, je ne suis pas aussi courageuse.
Et sans parler des envoûtements, des sorcelleries que l’on use pour détruire l’autre ou les enfants de l’autre, je ne pouvais pas prendre ce risque.
Il y avait aussi ce serment qu’on s’était fait à la mairie et auquel je n’avais aucune envie de renoncer sous prétexte que monsieur ne pouvait plus honorer sa part de contrat. Je n’accepterais de sa part une injustice que je ne lui ferais pas.
Certains de ses amis m’ont taxé d’égoïsme. Ils sont pardonnés car ils ne savent pas. Jamais ils n’auront à souffrir cette situation. Non, aucune crainte, la polyandrie a été toujours bannie de nos cultures n’est-ce pas ? Chers monsieur, heureusement pour vous.
Je ne suis pas un objet Mohamed Diallo, pas une chemise que l’on use et que l’on range dans le tiroir parce que soudain on a envie de nouveauté. Oh non ! Je suis une femme avec tout son humanisme. J’aurais préféré mourir que de céder à ton chantage.
Les mots m’échappent, les mots se bousculent…
Trois mois étaient passés, je travaillais comme caissière dans une institution de micro-finance de la place, un poste que m’avait trouvé Fifi...Oh ma chère Fifi, personne ne me comprenait mieux que toi, ces souffrances tu les avais déjà vécues. Deux bâtards d’un mari absent à élever, il faut dire qu’il y a de quoi aguerrir toute femme. Et Fifi avait trouvé sa force dans un boulot qui la passionnait.
« Un travail, c’est ce qu’il te faut, m’avait-elle dit ». Et grâce à ses relations elle m’en chercha un. Je m’accrochai à mon nouveau poste tant bien que mal, croyant y trouver une nouvelle raison de vivre, mais j’y arrivais mal. J’ai essuyé des remarques souvent déplaisantes de mon chef à cause de mes négligences répétées. Mais j’étais à peine concernée, rien n’avait plus vraiment d’importance.
***
Il me fit savoir que non, que l’espoir était toujours possible, qu’il fallait seulement y croire.
Il s’appelle Marc, un burkinabé, client dans notre institution.
Marc rentra dans ma vie d’une façon très naturelle.
Nous n’étions que deux caissières, vite avec Marc nous sympathisâmes, c’est un homme ouvert et très jovial.
Quand il venait alimenter son compte, ce qu’il faisait régulièrement, il prenait toujours le temps de causer et de nous taquiner. Et puis un jour, il m’invita à déjeuner à la cantine du service. On parla. Je me sentis à l’aise avec lui. J’appris qu’il était veuf d’une malienne rencontrée à Bobo-Dioulasso et qu’il avait avec cette dernière deux magnifiques garçons.
Avec lui j’appris le bonheur de rire de tout et de se moquer de la vie. J’appris à trouver à la vie une raison plus profonde que vivre et qui a tendance à nous échapper.
Il me demanda de parler de ma peine, et trouva les mots qui ont su me soulager. Il m’aida à me rendre compte que ce n’était pas de ma faute. Mais surtout, il me fit comprendre qu’il faut parfois perdre pour mieux réussir.
Je me rappelai, que ce qui fait le charme de la vie, ce sont les petits moments de joie mais aussi les aléas du destin. Comment en s’efforçant de les éviter, en s’enfermant dans un carcan qui condamne tout mouvement donc toute vibration, on peut espérer pouvoir toucher, sentir et atteindre l’essence même de la vie?
Il ne fallait pas avoir peur, l’avenir peut être rose.
Alors j’acceptai l’inacceptable, la fin de mon histoire avec Momo. Il fallait débloquer la situation. Quand c’est finit il faut savoir tourner la page et se tourner vers ailleurs, qu’on espère mieux, en n’ayant plus toutefois la crainte du pire.
Ce fut moins difficile que je ne le croyais. Momo avait réussi de tuer en moi les derniers sentiments que j’éprouvais pour lui et Marc m’aida à m’en rendre compte. C’était la fin d’une romance…ou d’une simple dépendance sentimentale ? Je me mis à réfléchir sur la question.
***
Entretemps, Momo fit le mariage religieux de sa maitresse sans m’en avertir. La loi l’interdisait mais ceux-même qui votaient la loi le faisaient. Il n’y avait donc pas de risque.
Elle avait enfin réussi, elle était devenue sa femme devant Dieu et les hommes. Je demandai le divorce. Pas par jalousie, mais parce que je n’éprouvais plus rien pour l’homme qui fut pendant plus de 20 ans mon époux. Il le comprit autrement. Et il n’avait nulle intention que je parte avec la moitié de nos avoirs : une villa à ACI 2000, deux terrains lotis à Kalanban-coro, un champ de 10 ha à Kassela, et un compte en banque qui s’élevait à quelques millions.
Il réussit à obtenir du juge deux années de réflexion, au lieu d’un, avec séparation de corps. Une aubaine pour lui. Il allait pouvoir aménager chez sa « kognomoussou », tout en espérant qu’au bout d’une année, après les visites de l’imam du quartier, les prières de mère et les supplications empressées des amis, j’allais changer d’avis et faire comme d’autres : servir de parure au vieux salon durant le restant de mes jours… et mes enfants seront baraka. Amen !
Ma coépouse se vantait d’avoir mon mari dans sa main, mais qu’elle l'ait dans son ventre et cela m’aurait été égal. C’était fini. Je ne savais pas cela possible, mais envers Momo je ne ressentais ni tendresse, ni rancune, ni même plus de la colère mais seulement une indifférence totale.
Je venais de rouvrir les yeux. Je regardais cet homme qui m’avait fait perdre la tête pendant des années et je ne voyais rien, rien…qu’un quinquagénaire ordinaire avec sa bedaine redondante, une tête dégarnie presque lisse, des yeux apetissés sous des rides du temps qui passe.
***
Quand a-t-on su que notre relation devenait un peu plus qu’une simple amitié ? Je n’en sais rien. Toutefois, une douce complicité s’était installée entre nous et j’avais pris goût à sa compagnie.
Nous devenions chaque jour un plus complices, Marc et moi ; avec lui je n’eus plus besoin d’être parfaite. Je devins libre d’être ce que je suis. Je me rendis compte que l’imperfection peut être aussi une source de séduction.
On se dit des choses qu’on n’aurait jamais pu confier un jour à autrui. C’est un amour tendre et courtois, entre deux personnes adultes qui ont su se rencontrer au moment opportun. Un amour rationnel où chacun a sa place.
***
J’avais 46 ans et j’aimais un homme qui m’aimait aussi, me désirait et me respectait. Je pouvais encore croire au bonheur.
Alors quand Marc m’invita à passer avec lui et les enfants des vacances à Ouagadougou, je ne vis aucune raison de refuser. Si le juge pensait que j’avais besoin de réflexion, quant à moi je me sentais libre depuis fort longtemps. Mais il y avait les enfants. Je ne voulais pas les mêler à ça. Comment les épargner ?
Avant de demander le divorce je les avais mis au courant. Ils étaient désemparés mais un peu soulagés, ils aimaient leur père et ce sentiment était réciproque mais depuis la venue de leur belle-mère ils avaient l’impression qu’il les avait trahis pour une inconnue.
Ils avaient besoin d’aimer ou de haïr mais ce n’était jamais aussi simple, donc l’ambiguïté de leurs sentiments envers nous leur frustrait. Ils se sentirent abandonner comme si leur poids n’avait jamais vraiment compté dans notre couple, et ma demande de divorce leur soutint cette impression.
J’étais désolée pour eux, mais je ne pouvais faire autrement. C’était au-dessus de mes forces de continuer de vivre ainsi. J’essayai de leur expliquer qu’ils n’avaient pas à culpabiliser, ce n’était pas de leur faute. Je leur jurai notre amour et leur expliquai que cette décision ne répondait que de leur père et de moi.
Peut-être me suis-je mal prise ? Mes enfants, avant très épanouis, déprimèrent. Mon aînée me dit avoir compris mais déménagea peu après chez sa grand-mère. Le divorce peut-être traumatisant mais j’avais une vie à vivre moi aussi.
Enfin quelqu’un me faisait sourire, il fallait en profiter. En me voyant heureuse ils le seront certainement, ils doivent avoir marre d’une mère toujours attristée. Même si pour l’instant c’est difficile pour eux de l’accepter ils le comprendront plus tard. Ces idées me réconfortèrent et m’encouragèrent dans mon projet.
***
A 46 ans je n’y croyais plus. La ménopause qui vous surprend, un corps encore jeune qui se dessèche et vous devient hostile. Des hormones qui vous malmènent. Des ans qui vous hantent. Et cette peau encore lisse, à peine ridée, mais si terne, si terne sous des yeux mornes de résignation, à attendre...que le temps passe.
Non, plus jamais de cela.
- Marc, c’est oui à condition qu’on parte par la route, et seuls.
- Ce sera selon ta volonté ma chérie.
Je confiai la maison à une de mes cousines. Il confia les siens à sa sœur.
Une semaine après, on était sur la route du Faso. J’étais morte d’excitation, le voyage était un hobby dont je n’avais que très peu profité.
Goûter cette chaleur dans chaque escale, dans chaque ville ; voir toutes ces animations, humer ces odeurs, découvrir ces civilisations qui font voir que l’Afrique existe encore, j’adorais cela.
Mais voyager avec des copains à l’intérieur du continent n’avait été qu’une utopie d’adolescente rêveuse. Une fille de bonne famille ne prendrait pas le pays avec un groupe de jeunes surexcités, n’est-ce pas ? Ce serait d’une telle inconvenance ! Ce matin-là, quand on prit la route je ne me suis jamais autant amusée. Je savourais enfin une liberté qui m’avait été interdite. J’ai dû attendre 25ans pour la vivre.
Une décision que je n’aurais pas dû prendre pourtant, les paroles de mère n’ont jamais été aussi prophétiques : « Ton imprudence te perdra un jour, fillette », me disait-elle souvent.
***
Deux magnifiques semaines passées dans la famille de Marc à Ouagadougou me firent un grand bien. Sa famille m’accueillit sans préjugé et je me suis sentie à ma place.
- Epouse-moi, m’avait-il demandé.
- Je le veux bien mais je ne suis pas encore libre.
- J’attendrais le temps qu’il faudra.
Et il attendra.
Quand je rentrai après ces deux semaines, je fus reçue comme une étrangère dans ma propre maison. Mon mari qui ne venait quasiment plus voir les enfants y était désormais fréquent, et un peu trop attentionné avec eux à mon goût.
Mère ne m’adressait la parole que par nécessité, ma présence, me parut-il, semblait l’incommoder.
Les enfants au début méfiants à mon égard, finirent par renouer cette complicité qui nous liait jadis. Ma mine radieuse a du les rendre plus confiants.
Je ne comprenais rien à cette atmosphère étrange qui m’entourait, quand Fifi m'apprit :
- Maman est fâchée contre toi, tu sais ? Tout le monde parle mal de toi. Mais tu te rends compte de ce que tu viens de faire !? Tu es encore mariée là ! et… et tu te barres pendant deux semaines avec un autre homme, c’est de l’adultère ça, de l’adultère !
- J’avais besoin de ce voyage tu le sais bien et quant à mon mariage c’est fini depuis bien longtemps.
- Ça, les autres ne le savent pas. Et pourquoi tu n’as pas attendu la décision du juge ? Momo va utiliser ça pour te nuire. Tu le connais non. C’est tout ce qu’il attendait. Que crois-tu? … Tout le quartier sait que tu étais parti avec un autre homme et tu sais ce que ça fait à maman, ça la tue ma vieille. Tu n’aurais jamais! Jamais !
- Qu’ai-je fais de mal ?
- Vouloir vivre comme si les autres n’existent pas…et…et c’est égoïste.
Je ne finis pas cet entretien pesant que l’avocat de mon mari m’appelle, un ami commun qui avait pris le parti du plus offrant. Un peu gêné, il m’informa que son client m’attaque pour adultère et demande le divorce immédiat pour faute. On était en période de réflexion, non ? Oui, mais Momo atteste que j’entretenais cette liaison bien avant ma demande de divorce.
J’étais abasourdie, comment ose-t-il? Voilà ce qu’il voulait, que je parte sans un sou. Rien.
****
- Il ment!
- Avez-vous voyagé, oui ou non avec un homme autre que votre mari ?
- Oui mais…
- Bien ! Cet homme est-il votre amant oui ou non ?
- Nous nous fréquentons sinon...
- Donc c’est votre amant ! J’ai ce qu’il me faut. Tu peux t‘asseoir femme.
Cinq lettres pour définir toute ma féminité. Il me toisa et je baissai la tête. La salle bondée de parents, de connaissances, de curieux était silencieuse. Leurs regards me traversaient. Je me sentis à jamais salie.
Je n’étais plus que la femme mère de l’humanité, glorifiée pour être mieux blâmée, j’étais la pécheresse, l’héritière de l’originelle culpabilité d’Eve. Femme adultère.
L’avocat me posa des questions embarrassantes à la limite insultantes que j’étais tenue de répondre…bien sûr, qui respecte une femme qui n’a pas su fermer ses cuisses au premier venu ?
- Coupable !
Coupable d’avoir revendiqué mon droit au bonheur.
20 ans de mariage, d’une vie que je croyais construite me tombe soudain entre les doigts comme un château de carte. Comme si toutes ces années n’avaient vraiment pas compté. J’aurais voulu que ça se termine autrement. Mais hélas !
Il avait réussi à me dépouiller de tous, de mes enfants, de ma sécurité matérielle, de mes belles années de jeunesse et surtout de ma dignité. Il croyait qu’avec cela il allait pouvoir être plus heureux, qu’il allait pouvoir se construire une nouvelle vie sur la ruine de la nôtre.
J’ai été coupable, de ne plus vouloir subir. Coupable, d’avoir ignoré le regard des autres pour celui de l’amour. Coupable ! D’avoir aimé alors que je n’avais plus ce droit.
Mais savoir aimer et pouvoir toujours aimé n n’est-il pas la plus grande des richesses ?
Voilà écrit en quelques mots simples, des mots sans reproches, cette peine de cœur qui me rendit si coupable…
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Merci pour cette belle histoire,jaurai seulement voulu une fin plus agreable pour "LA COUPABLE" et que momo........
De rien Fatim...cela aurait été peut-être trop parfait, or dans la réalité ça se passe tjrs autrement, la vengeance de Dieu n'est jamais systématique...
Très belle histoire qui me touche vraiment. C'est l'histoire réelle que vit les femmes dans toute l'Afrique. Merci pour ce blog, et merci surtout de parler franchement. J'ai les larmes aux yeux!!!!!!!
merci homonyme!
Super recit. Une peinture émouvante de la vie de couples ! J'ai adoré. Mais je trouve ce recit un peu brute, tu aurais pu y mettre un peu de fiction, un peu de suspens, un peu d'intrigues... bien sûr que c'est juste "une nouvelle", mais tu y as de la matière pour "un roman" ! Bon Courage Sali.
Merci altesse, j'y penserai!
Récit bien ecrit Agna. Bravo notre ecrivaine malienne!
merci Djès!